© Collection Philippe Boulay

Etienne Oehmichen

Etienne Oehmichen est un ingénieur et biologiste français considéré comme l’un des pionniers du stroboscope, de l’invention de l’hélicoptère et l’un des précurseurs de la biomécanique.

Il vous raconte son histoire…

Etienne OehmichenEtienne Oehmichen
Jean Talon

(1884-1955)

Bonjour, Je m'appelle Etienne Oehmichen

Je suis né à Châlons-sur-Marne le 15 octobre 1884. A l’âge de 8 ans, je quitte Châlons pour suivre ma mère à Lyon après un choc terrible, le décès de mon père. Perdu dans cette grande ville, j’éprouve une tristesse insurmontable et je cherche donc à m’évader. Je me passionne alors pour l’astrologie et la paléontologie.

J’obtiens mon titre d’ingénieur en 1908 et commence ma carrière chez Peugeot où je mets au point la dynamo d’éclairage pour les automobiles. Je ne dépose pas moins de douze brevets avec Peugeot entre 1912 et 1914. Je continue cependant à être obsédé par la technique du vol.

Durant la guerre, je dois renoncer à mes recherches sur le vol. En 1917, assistant technique du général Estienne, je prends une part essentielle à la mise au point du char d’assaut et j’invente et réalise le stroboscope électrique. Dés la fin de la guerre, je reprends mes études et me concentre sur le développement des hélicoptères. Je suis alors à mon compte et, avec une petite équipe de compagnons, je commence à construire mes prototypes.

Le 15 janvier 1921, mon « hélicoptère n°1 » se soulève en vol vertical ! Il y eut six vols d’une durée comprise entre 35 secondes et une minute, à des altitudes atteignant 3 mètres. Six autres prototypes suivront.

En 1924, je réalise l’exploit de parcourir un kilomètre en circuit fermé, à la vitesse de 40 km/heure. Après le triomphe de ce vol historique, j’équiperai progressivement un laboratoire complet pour des études en soufflerie et des recherches sur les hélices. Le laboratoire Oehmichen-Peugeot est né, il deviendra Laboratoire Oehmichen en 1930.

Les services officiels ayant décidé que l’hélicoptère était une machine sans avenir, j’abandonne définitivement mes recherches sur les machines volantes en 1936.

Je me dis alors que la somme des connaissances que j’ai accumulée pourrait être la base d’un enseignement. En 1939 je suis élu Professeur au Collège de France et donne des leçons prestigieuses sur la « mécanique anatomique ». Je prononce ma dernière leçon le 11 juin 1955 avant de m’éteindre le 10 juillet de la même année. Je suis inhumé à Arbouans, lieu de mon vol historique »

Suivez mes pas

Où me trouver aujourd'hui ?

Maison natale
3 boulevard Vaubécourt
51000 Châlons-en-Champagne

Lycée Technique Etienne Oehmichen
8 avenue du Mont-Héry
51000 Châlons-en-Champagne
Le lycée prend mon nom en 1974.