Collegiale Notre Dame En Vaux Unesco Chalons © Jean Côme NicolleCollegiale Notre Dame En Vaux Unesco Chalons
©Collegiale Notre Dame En Vaux Unesco Chalons|Jean-Côme Nicolle

La collégiale Notre-Dame-en-Vaux Perle UNESCO

La collégiale Notre-Dame-en-Vaux est sans aucun doute l’un des édifices les plus impressionnants à Châlons-en-Champagne. Avec ses flèches, visibles à des dizaines de kilomètres, elle s’impose comme l’un des monuments qui illustrant le riche patrimoine chalonnais. Labellisée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, ne manquez pas de vous y arrêter pour découvrir cette perle UNESCO.

S’émerveiller !  Ce qui la rend unique

Son cloître

Sur le flanc nord de la collégiale, un cloître richement décoré de statues-colonnes avait été construit au XIIe siècle par les chanoines. Il fut démoli par ces mêmes chanoines au XVIIIe siècle.

Les pierres et les colonnes servirent aux soubassements des maisons canoniales qui bordent l’ancien cloître. Des fouilles archéologiques ont été entreprises en 1973 par Léon Pressouyre qui permirent l’ouverture du très beau Musée du Cloître Notre-Dame en 1978.

Son carillon de 56 cloches.

L’un des plus grands d’Europe

Ce carillon fut réalisé par la maison Bollée, célèbre fondeur de cloches au Mans. Il fut offert en 1858 par Monseigneur Prilly à Notre-Dame puis installé dans la tour du guetteur. Le cylindre fut automatisé dès son origine, il fonctionne toujours aujourd’hui. Il s’actionne actuellement tous les quarts d’heure et des concerts sont organisés chaque année.  Le carillon peut être découvert dans le cadre de visites exclusives.

Sa clarté exceptionnelle

La nef gothique de la collégiale présente quatre niveaux qui permettent à la lumière de pénétrer de manière exceptionnelle dans l’édifice.

Son cadran solaire

Le cadran solaire de la collégiale dont il manque le gnomon*, a été gravé au XIIIe siècle et serait l’un des plus anciens de France.

Ses chapiteaux riches en décors sculptés

Ceux de la tour sud du chevet représentent des êtres fantastiques (harpies, monstres, aigles) et datent de l’époque romane. Ceux du reste de l’église datent de la seconde moitié du XIIe siècle et présentent des décors végétaux (feuilles, feuilles d’acanthes et crochets) ou des animaux.

Ses admirables vitraux

Notre-Dame présente trois époques de l’art du vitrail :

  • Une baie constituée de médaillons romans dans la chapelle nord
  • Un ensemble du XVIème dans les bas-côtés de la nef :

A – la légende de la Bataille de Clavijo où dominent les rouges et les ors, exceptionnellement signée par l’artiste Mathieu Bléville, et présentant des scènes de la vie de saint Jacques qui y apparait en Matamore avec son chapeau de pèlerin.

B – la Glorification de la Vierge où apparaissent les donateurs

C – la Nativité, offerte par les tonneliers de la ville

D – la Déposition de Croix où le bleu et les étoiles blanches surgissent du décor.

  • Une vitrerie réalisée au moment de la grande restauration de la seconde moitié du XIXème siècle :

E – La rosace occidentale, présentant au centre la Rédemption. Sa réalisation a imposé la construction d’un orgue éclaté sur les côtés afin de ne pas gêner la vue et la lumière occidentale.

Un petit peu d’histoire Une perle de plus de 1000 ans

Aux abords du

Canal du Mau

 

Située à l’origine à l’extérieur des remparts de la cité, Notre-Dame-en-Vaux a été construite sur une zone marécageuse où se rejoignaient trois cours d’eau dont il ne reste que le Mau. Elle n’est intégrée dans l’enceinte qu’au XIIIe siècle. Une première chapelle est construite dès le IXe siècle. L’église est construite par la suite et occupée en 1114 par une communauté de chanoines, qui vivent ensemble « en collège », d’où son statut de collégiale.

Au temps de

La Révolution

 

La collégiale a ensuite beaucoup souffert durant la Révolution Française puis durant les décennies suivantes, elle sera même transformée en manège puis en écurie, puis envahie par les armées coalisées. Tout au long du 19ème siècle, l’Abbé Champenois et le célèbre architecte Lassus, ont cherché à rendre à Notre-Dame-en-Vaux son architecture médiévale. Ils ont ainsi fait reconstruire une seconde flèche sur la façade, restaurer l’orgue et les vitraux dans le style gothique, repaver le sol à partir des pierres tombales anciennes et ont commandé le maître-autel néo-gothique à l’artiste châlonnais Gustave Moriamé.

Informations pratiques Visiter la collégiale

Ce circuit en 10 étapes vous guide à la découverte des principaux atouts de la collégiale Notre-Dame-en-Vaux. RDV sur l’application mobile IdVizit sur le circuit « Collégiale Notre-Dame-en-Vaux »

Visite en toute autonomie

La collégiale Notre-Dame-en-Vaux est accessible tous les jours de 7h30 à 19h pour une visite libre.

Visite avec audioguide

Une visite audioguidée en 10 étapes vous permettra de mieux appréhender l’histoire de la collégiale Notre-Dame-en-Vaux.

Visite guidée sur demande

Il est possible de visiter la collégiale Notre-Dame-en-Vaux avec l’un de nos guides conférenciers tout au long de l’année sur réservation.

Le tarif est un tarif forfaitaire de 1 à 30 personnes pour 2h de visite :

  • Du lundi au samedi : 125€
  • Dimanche et jours fériés : 160€
  • Scolaires : 100€

La visite peut-être couplée à un autre édifice religieux ou patrimonial.

FAQ : Tout savoir sur  la Collégiale Notre-Dame-en-Vaux  à Châlons-en-Champagne

Vous préparez votre passage à Châlons-en-Champagne et vous souhaitez visiter la Collégiale Notre-Dame-en-Vaux ? Voici les réponses aux questions les plus fréquentes posées par nos visiteurs.

  • Pourquoi la Collégiale Notre-Dame-en-Vaux est-elle classée à l’UNESCO ?

    La collégiale est inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1998 au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle constituait une étape majeure pour les pèlerins venant du Nord et de l’Est. Vous pourrez d’ailleurs admirer dans ses vitraux du XVIème siècle des scènes de la vie de saint Jacques, témoignant de cette importance historique.

  • Quels sont les horaires d’ouverture ?

    La collégiale Notre-Dame-en-Vaux est ouverte tous les jours en accès libre de 7h30 à 19h.

  • Est-ce que l’entrée de la Collégiale Notre-Dame-en-Vaux est payante ?

    L’entrée dans la Collégiale Notre-Dame-en-Vaux est libre. Si vous souhaitez en apprendre plus sur cet édifice, plusieurs options s’offrent à vous :

    • La visite audioguidée : Disponible sur notre site internet, la visite audioguidée offre une découverte détaillée de l’architecture et de l’histoire du site.
    • L’application IdVizit : Propose un circuit interactif en 10 étapes directement sur votre smartphone.
    • La visite guidéeavec un guide conférencier (pour les groupes)
  • Est-il possible de faire une visite guidée de la Collégiale ou du carillon ?

    Durant l’été, à l’occasion des Z’Estivales, l’Office de Tourisme organise des visites guidées de la Collégiale Notre-Dame-en-Vaux et de son Carillon avec un guide conférencier.

    Toute l’année, il vous est également possible de réserver une visite groupes. Durant cette visite de 2h, vous serez accompagné par un guide conférencier.

  • Quelle est la particularité du carillon de la collégiale ?

    Le carillon de Notre-Dame-en-Vaux est l’un des plus grands d’Europe avec ses 56 cloches. Fondu par la célèbre maison Bollée en 1858, il possède un mécanisme automatisé d’origine qui continue de marquer le temps tous les quarts d’heure.

    Pour les passionnés, des concerts sont régulièrement organisés et des visites exclusives organisées par l’Office de Tourisme permettent de l’approcher au plus près.

  • Peut-on encore visiter le cloître de Notre-Dame-en-Vaux ?

    Le cloître originel du XIIème siècle a été détruit au XVIIIème siècle, mais ses vestiges sont aujourd’hui mis en valeur dans un lieu dédié, le Musée du Cloître. Suite aux fouilles de 1973, le Musée du Cloître, situé sur le flanc nord, permet d’admirer les célèbres statues-colonnes et les sculptures qui ornaient autrefois ce chef-d’œuvre de l’art roman et gothique.

  • Pourquoi l'appelle-t-on "collégiale" et non "cathédrale" ?

    Le terme vient du fait que l’église était desservie, dès 1114, par une communauté de chanoines vivant « en collège ». Contrairement à la cathédrale Saint-Étienne de Châlons, qui est le siège de l’évêque, la collégiale était gérée par ce chapitre de chanoines qui y assuraient les offices.

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