Patrimoine religieux châlons en champagne
Le patrimoine religieux de Châlons-en-Champagne
Avec sa nef romane de la fin du XIe / début XIIe s., c'est le plus ancien édifice religieux de la ville. A l'origine »hors les murs » ses transformations successives (choeur et bras du transept du XIIIe au XVIe siècle, bas-côtés du XVIIe siècle), lui ont donné un aspect définitif assez complexe.
Marquée par une nef du XVe s. aux lignes pures et une abside du
XIVe s. entièrement ajourée, elle se distingue également par une
façade reconstruite au XIXe siècle, un Saint-Christophe en bois polychrome du XVIe siècle, un Saint-Christophe en bois peint, ainsi qu'un tryptique représentant l'adoration des mages (XVIe).
Notre-Dame-en-Vaux était une collégiale, c'est-à-dire qu'elle abritait une communauté de chanoines : ceux-ci se réunissaient à heures régulières pour prier, mais ne vivaient pas en commun, ce qui les différencie des moines. Ils possédaient cependant un cloître (voir l'étonnant musée, rue Nicolas Durand où sont conservées plus de 50 statues-colonnes qui en proviennent). L'église abritait aussi la plus importante paroisse de la ville. Au 12ème siècle, elle fut un centre de pèlerinage. Enfin, Notre-Dame-en Vaux abrite la pierre tombale de Jean Talon, premier intendant de la Nouvelle-France, né à Châlons en 1625. L'église actuelle fut commencée avant 1157, en remplacement d'un édifice antérieur, qui s'était écroulé. Sa reconstruction s'est achevée en 1217. Commencée en style «de transition» c'est-à-dire intermédiaire entre le roman et le gothique, elle fut terminée en gothique. Les modifications postérieures sont peu nombreuses (flèches, porches, fenêtre des bas-côtés). Elle fut restaurée au 19ème siècle, grâce à son curé, l'abbé Champenois, qui fit appel à l'architecte Lassus. Notre-Dame-en-Vaux a été classée Patrimoine Mondial de l'UNESCO. L'intérieur de l'église : La nef, du premier âge gothique possède deux galeries de circulation superposées : des tribunes aussi larges que les bas-côtés, puis un triforium à la base des fenêtres hautes (comme les cathédrales de Laon et de Paris). Sur la façade occidentale, les grandes orgues, placées de façon très astucieuse, ne cachent pas la rosace rayonnante (les vitraux sont du 19ème siècle). Les croisillons avec leurs fenêtres basses en plein-cintre et leurs rosaces sont les parties les plus anciennes de l'église ; les trois fenêtres hautes et les voûtes (sexpartites) sont gothiques ; les vitraux ainsi que l'abside datent du 19ème siècle. Sur la tour sud se trouvent deux chapiteaux remarquables. Deux pierres tombales : celles de Jacques, curé de Vavray-le-Petit, décédé en 1295 et celle de Michel Jolly, curé de l'abbaye de Toussaint, mort en 1464. Dans le déambulatoire, à l'entrée de chacune des trois chapelles, deux colonnes supplémentaires légères et élégantes ont permis de diviser harmonieusement les voûtes. Dans la chapelle Nord se trouvent six petits vitraux-médaillons de la fin du 12ème siècle récemment restaurés. Près des fonts baptismaux a été dressée la pierre tombale de Pierre Lanisson, abbé de Saint-Pierre-aux-Monts, qui trépassa en 1532. L'extérieur de l'église : La façade occidentale est encadrée par deux tours symétriques, surmontées de flèches recouvertes de plomb ; entre elles s'ouvre la rose. Coté sud : le porche de style flamboyant abrite un portail de la fin du 12ème siècle, martelé pendant la Révolution. Les chapiteaux sont très beaux et bien conservés. Sur le tympan, on devine le Christ en gloire entre les symboles des quatre évangélistes. Les personnages sculptés sur les statues-colonnes ne peuvent plus être identifiés. Croisillon sud : les sculptures autour des fenêtres et des rosaces sont remarquables ainsi que le petit cadran solaire, en bas. Chevet : De la rue Grande Etape, on peut embrasser d'un seul coup d'œil l'ensemble de l'édifice et ainsi voir la différence des styles successifs («transition» gothique, flamboyant) qui ne nuit pas à l'unité. On constate aussi que l'église est aussi longue que haute. De la Place Notre-Dame : des ceps de vigne, des grappes et des vrilles sont sculptés sur les piédroits et la voussure du petit portail flamboyant qui date de la fin du 15ème siècle.
Ouvert au public tous les jours de la semaine. 10h00-12h00 /14h00-18h00
Ouvert les dimanches et jours fériés du 1er mai au 26 septembre de 14h30 à 18h00.
L'église est placée sous le vocable de Saint-Alpin, Evêque de Châlons au début du Vème siècle. Elle existait déjà au IXème siècle et a été reconstruite vers 1170 dans un style gothique encore marqué par le style roman. De cette époque, il subsiste la nef - 6 travées dont les arcades richement moulurées reposent alternativement sur des piles fortes et des piles faibles - et les collatéraux. Vers 1230, on entreprit de rajeunir l'édifice en voûtant le nef et les collatéraux, sans modifier l'élévation intérieure. Plus tard, le transept et son croisillon nord furent remaniés. C'est au début du 16ème siècle que l'on construisit un nouveau chœur polygonal, entouré d'un déambulatoire dépourvu de chapelles rayonnantes, mais percé de grandes fenêtres que de riches donateurs garnirent de splendides verrières colorées. On ajouta sur toute la longueur du bas-côté sud une série de chapelles qui conservent un ensemble remarquable de vitraux en grisaille. L'intérieur de l'église Les verrières du déambulatoire, mises en place entre 1515 et 1522 environ juxtaposent souvent de petites scènes, à la gamme colorée éclatante, où apparaissent des inscriptions placées dans des banderoles décoratives. Les verrières de la Passion et du Jugement Dernier et celle de la Vie de la Vierge portent les dates de 1521 et 1522. Les verrières du croisillon sud du transept et du bas-côté sud sont des grisailles historiées posées entre 1535 et 1550 environ. Elles présentent de grandes compositions traitées en grisaille, jaune d'argent et sanguine, avec parfois l'insertion de quelques verres colorés : verrière de Saint Jean-Baptiste, de la Résurrection et de Saint-Alpin face à Attila. On trouve dans le bas-côté nord deux petits médaillons du début du 13ème siècle, n'appartenant pas à la vitrerie d'origine, offerts à l'église au 19ème siècle. Dans le pavage de la nef, très belle pierre tombale du 14ème siècle représentant deux jeunes femmes (graphisme dépouillé et expressif). Sculptures : Dieu de Pitié (début du 16ème siècle) dans une chapelle du bas-côté nord et petit ex-voto de 1529 dans le déambulatoire. L'extérieur de l'église La façade comprend une partie centrale contemporaine de la nef flanquée de deux portails latéraux dans le style de la Renaissance (1539). La tour est contemporaine du déambulatoire (trapue, de plan carré, aux contreforts richement décorés).
Ouvert juillet-août : du mardi au samedi de 10h00-12h00 /14h00-18h00
et les samedis de septembre aux mêmes horaires.
Fermé actuellement pour rénovation jusqu'à fin juin.
Vers 1200, il existait déjà une humble chapelle et un culte marial. En 1400, un berger aurait découvert une statue miraculeuse de la Vierge au milieu d'une buisson d'épines et l'église actuelle aurait été construite pour abriter la statue. Cependant, l'Epine apparaît dès le 13ème siècle comme un lieu de pèlerinage. Quoi qu'il en soit, le monument est là et il fut commencé effectivement au début du 15ème siècle. Sa construction bénéficia de l'appui de Charles VII, se poursuivit pendant tout le siècle et même au début du 16ème. Après la période de construction, l'Epine connut la période d'abandon au début du 17ème siècle, de vandalisme avec la Révolution et l'invasion de 1814. La restauration se poursuit depuis plus d'un siècle, en fonction des dégâts imputables au temps et des ressources dont on dispose. L'intérieur de la basilique La Basilique a été construite avec deux matériaux : la pierre blanche et blonde de Savonnières en Perthois (Meuse) et la craie de Champagne, qu'on trouve sur place, employé dans les arcatures et les voûtes. De style gothique, la Basilique possède trois niveaux d'élévation, de grandes arcades, un triforium aveugle et des fenêtres hautes. A l'entrée du chœur, le jubé qui date du 15ème siècle. Sous la voûte de droite, la statue de la Vierge que les pèlerins viennent honorer. Au dessus, sur la poutre de gloire, le christ en Croix, Marie (en bleu), Saint Jean (en rouge et marron). Celle-ci a été restaurée et remise en place en février 1980. Dans la transept nord, la tribune et les orgues sont du 16ème siècle. Sur la balustrade, en avant, l'on voit les deux dieux païens qui donné les noms des jours de la semaine. L'instrument a été reconstruit à neuf par Jacques Petit Falaize (Librecy 08) en 1982. A droite de l'orgue, on trouve des fragments de vitraux datant du 16ème siècle représentant les anges musiciens. Tous les autres sont des créations du 19ème et 20ème siècle. En prenant à droite on peut entrer dans le chœur. La clôture sud est de style gothique tandis que la clôture nord est de style Renaissance. Dans l'allée qui contourne le déambulatoire, en la parcourant par la droite, on peut voir successivement : - la clôture en pierre qui délimite la sacristie, - la chapelle du tombeau, - la chapelle de l'Ave Maria, - la chapelle Saint-Nicolas, - la chapelle de Sainte Jeanne d'Arc - la chapelle Saint-Jacques. Le Tabernacle Reliquaire à l'intérieur duquel se trouve un siège et un coffre se situe sur le mur du chœur. L'extérieur de la basilique La façade occidentale est flamboyante. Malheureusement, les sculptures ont en partie disparu ou ont été mutilées. Elle comporte trois portails, un étage occupé, au centre par une rose, encadrée par deux tours surmontées de flèches. Leur premier étage est plaqué de fenestrages aveugles. Le deuxième étage est percé d'une baie divisée par un meneau. Les flèches sont en pierre. La plus haute, 55 mètres, est la seule ancienne. La flèche Nord avait été abattue en 1798 pour installer, sur le plate-forme, un télégraphe optique Chappe. Le télégraphe électrique a permis l'église de cet ornement et de rétablir la flèche (1868) dont les arêtes sont entourées d'une couronne impériale (on était alors sous le Second Empire), réplique de la couronne de fleurs de lys de sa voisine, qui devait symboliser plutôt la pureté de la Vierge que la royauté capétienne. Les façades latérales ont leur continuité rompue par les contreforts qui reçoivent les arcs-boutants. Ils sont couronnés par des édicules à deux rampants surmontés de pinacles et, à leur partie inférieure, des gargouilles projetaient au large les eaux de pluie. Encadré de deux tourelles, le portail Sud est une construction imposante. Le portail Nord ne comporte qu'une tourelle et est beaucoup moins important : cinq chapelles absidiales encadrent le chevet. Deux particularités sont à souligner dans la physionomie de Notre-Dame de l'Epine. La première est due aux toitures : elles sont très faiblement inclinées, comme celles des maisons champenoises autrefois couvertes de tuiles romaines. Les balustrades qui surmontent les gouttereaux les rendent pratiquement invisibles, si bien que, vue latéralement ou par l'arrière, l'église semble découverte. C'est un aspect inhabituel dans nos régions. La seconde est la multiplication des gargouilles, vraies ou fausses, singulières, parfois satiriques. Tél. : 03.26.53.79.70 ou 06 73 35 83 77 Fax : 03.26.53.79.70
Le monument actuel a une histoire très complexe. Il conserve des parties romanes du XIIème siècle (crypte, tour du bras nord). Mais, dans sa majeure partie, il fut reconstruit en style gothique rayonnant. L'abside, le transept et trois travées de la nef étaient achevés en 1261. Puis les travaux avancèrent très lentement. Les chapelles rayonnantes et le déambulatoire furent ajoutés entre 1280 et 1310. La nef fut continuée à la fin du XVème siècle et au début du XVIème siècle. Entre 1628 et 1634, on éleva la façade occidentale (en style baroque) et les deux travées voisines. Cependant, la conception primitive de la nef fut conservée à travers les siècles par les constructeurs successifs, qui ont voulu lui préserver son unité. L'incendie de 1668 fut la cause de gros travaux (voûte de l'abside, charpente de la nef). D'importantes réparations furent effectuées au XIXème siècle (reconstruction de la façade du bras sud). L'intérieur de la cathédrale : A l'intérieur, on admirera particulièrement la nef, entièrement ajourée. Les murs de pierre sont remplacés par d'immenses verrières : les architectes gothiques ont réalisé là une de leurs plus belles œuvres, où l'air et la lumière circulent sans contrainte. La cathédrale de Châlons-en-Champagne a conservé une remarquable parure de vitraux. Les célèbres vitraux romans (XIIème siècle) sont dans le Trésor. Dans l'abside et le bras nord du transept (vert étonnamment présent dans la rose) est conservé un très bel ensemble de verrières du XIIIème siècle. Dans le bas côté-sud se trouve une intéressante série de vitraux de la fin du XVème siècle dans l'esprit du XIIIème siècle. Ceux des bras du transept sud datent du XXème siècle. De très nombreuses dalles funéraires gravées du XIIIème siècle au XVIIème siècle sont incrustées dans le pavage ou relevées le long des murs. Elles se caractérisent pas une grande élégance du dessin. Le tableau le plus intéressant date du XVème siècle. Il représente la consécration de la Cathédrale par le Pape Eugène III, le 26 octobre 1147 (dans une chapelle du chevet). L'extérieur de la cathédrale : La cathédrale est en forme de croix latine et son axe est rectiligne. Elle comprend une nef de neuf travées avec bas-côtés et transept, un chœur à cinq pans précédé d'une travée droite, avec déambulatoire, sur lequel ouvrent les trois chapelles rayonnantes. Deux chapelles carrées flanquent les bras du transept et deux autres chapelles rectangulaires s'inscrustent entre ces dernières et les chapelles rayonnantes. Le portail nord fait saillie sur l'édifice, tandis que le portail occidental offre une façade sans profondeur. La façade du bras nord est remarquable par ses parties vitrées (fenêtres, triforium) qui occupent la surface entre les supports des arcs et des voûtes, de sorte qu'il n'y a pas de murs pleins et que la lumière pénètre à flots.
Du 1er mai au 30 juin :
samedi de 10h00-12h00 / 14h00-18h00 dimanche et jours fériés 13h30-18h00
du 1er juillet au 31 aout :
du mardi au samedi de 10h-12h / 14h 18h
dimanche et jours fériés 14h30-18h00
du 1er septembre au 26 septembre : samedi 10h-12h / 14h-18h
dimanche 14h30-18h00
Elle a été construite en 1874-1875 à l'emplacement d'un local peu adapté, sur le terrain d'une ancienne brasserie. Son architecture de style mauresque est très sobre. Le haut des murs de la synagogue est orné d’arabesques capricieuses et sur le fronton sont sculptées les tables de la Loi ainsi qu’une inscription hébraïque.
Construit en 1880 (architecture néo-gothique du XIXe s.). Lieu de
culte de l'Eglise Réformée
(Tradition calviniste).
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